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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/720

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LES APHRODITES


impossible de la conserver et qui sont absolument détruites.

Milord. — Qu’à cela ne tienne : on a réuni ici tout cela dans le meilleur état possible ; si Bandamort est vaincu, il ne dépendra pas de lui de démolir l’admirable ouvrage de Conifex[1]. Mais c’est en faveur du malheureux Henry lui-même que tout l’art de la magie ne pourra plus rien, puisque son pauvre engin est mort tout simplement, sans aucune dégradation, après avoir été inconsidérément dépouillé de sa dernière étincelle électrique. Regarde en quel honteux état voilà sa tripe inutile, exprès livrée à la risée des enfers. Qu’il remonte là-haut ou qu’il reste parmi nous, le pauvre diable est éteint dans cet endroit-là pour l’infinité des siècles…

Vers la fin de cette insidieuse conversation, dont l’infortuné baronet n’a pas perdu une syllabe, il a été fort incommodé du bruit qu’ont fait autour de lui des gens qui semblaient arranger des bûches… Un coup de

  1. On supposait apparemment au baronet assez d’intelligence pour se représenter, d’après cette conversation, un Conifex, raccommodeur de moules, et un Bandamort, habile à y couler.