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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/72

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LES APHRODITES

Le Comte. — La coquine a plus de bon sens que moi…

Il marche vers le lit, mais c’est tout juste le moment où le chevalier et la duchesse tombent en crise. Leurs agitations, leurs accents, leurs mots caressants, passionnés, sont de nature à ce que le comte soit plus humilié qu’enflammé. Il n’a fait ainsi quelques pas que pour être de plus près témoin des transports brûlants, du bonheur sublime, de l’extatique oubli des êtres qui l’outragent. Il se jette sur un siége, confus, pensif, embarrassé de sa contenance, l’œil sombre, la tête baissée et soupirant avec douleur. Un peu plus tard, un signe que fait la duchesse à madame Durut demande qu’on rejette les couvertures sur elle et le chevalier, qu’elle garde à ses côtés. Reste à savoir comment se terminera cette scène étrange. C’est à quoi vont penser les quatre acteurs pendant plusieurs minutes qui se passent dans le silence et l’immobilité.