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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/717

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VAUT-IL MIEUX ÊTRE SAGE ?

John. — La, la, milord, calmez-vous.

Milord. — Tu en parles bien à ton aise, heureux coquin ! Mort de la vérole sublimée, que tu cherchas dans les coulisses du boulevard, afin de rejoindre ton maître par un détour, parce que tu n’avais pas eu le courage de prendre comme lui le plus court chemin, ici du moins tu peux t’en donner à cœur-joie ; rongé de toutes les vilenies qu’on ramasse en barbotant dans les cons ulcérés, distillant de ton bec-à-corbin cramoisi la verte et corrosive essence du virus, tu t’assortis ici, sans crainte de pis, avec des damnés du peuple et de la cour aussi maléficiés que toi. Tu jouis dans l’ordure, et moi j’enrage dans le sentiment, et nous en voilà, chacun dans notre genre, pour une toute petite éternité !

John. — J’avoue, mon cher maître, que pour un empire je ne retournerais pas là-haut, dussé-je y être aussi beau garçon et aussi riche que vous l’étiez de votre vivant. Je ne conçois pas, par exemple, comment cette superbe créature qui fixe en ce moment l’attention de tout l’empire souterrain a pu se résoudre à subir l’épreuve des en-