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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/715

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VAUT-IL MIEUX ÊTRE SAGE ?


pensées l’agitent, il entend en l’air l’entretien suivant :

Une Voix[1]. — Tu dis, John, que c’est ce même fou qui promenait par l’Europe cette châsse dans laquelle était l’effigie d’une belle femme ?

John (parlant du nez et prononçant comme ceux qui ont un chancre au palais). — Oui, milord, c’est lui ; c’est ce sir Henry Harisson, dont on se moquait si fort à Rome du temps où nous y étions, le même qu’un jeune Français se flattait d’avoir fait cocu récemment à Paris, avec l’original très-vivant de la copie inanimée, objet de tant d’amour et de regrets. J’ai reconnu cette figure d’homme tout de suite. Braquez d’ici votre lorgnette, milord, et prenez bien garde de tomber dans le trou…

Milord (feignant une extrême attention). — Tu as, ma foi ! raison : c’est lui !… c’est notre baronet en personne ! Encore un extravagant de plus parmi nous. Mais

  1. Ces postiches morts vont parler anglais ; mais comme probablement la plupart de nos lecteurs seront Français, nous allons traduire cette scène dans notre langue.
  IV.
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