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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/714

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LES APHRODITES


ronces et même à des arbustes résineux, pour tapisser les murs lugubres de la coupole de cet horrible séjour.

C’est là que, perclus dans son sépulcre, l’extravagant baronet se trouve couché sur le dos, ne pouvant rien voir, mais très-bien entendre, lorsque enfin il s’éveillera.

Vers une heure du matin, il donne quelques signes de vie. L’Esculape lui porte à l’instant sous le nez des esprits volatils qui doivent achever de dissiper les vapeurs causées par le breuvage ; et tout aussitôt l’assemblée, par un moyen muet dont on est convenu, se trouve avertie que le divertissement de la résurrection peut commencer.

Nul doute que la première idée du patient, quand il se trouve si gêné, ne soit : “ Oui, c’est tout de bon, je suis mort. „ L’horreur des ténèbres,… le silence,… achèvent de l’en persuader… Cependant son compte ne se trouve point encore à ce trépas si courageusement affronté… Qu’est-il donc ? où est-il ? et pourquoi n’a-t-il pas déjà retrouvé celle qui lui a donné là-haut un rendez-vous si positif ? Pendant que ces