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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/710

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LES APHRODITES


dernier de leurs brûlants sacrifices. Elle voulut encore ajouter à son bienfait une riche épingle de col, que l’heureux Plantamour, n’ayant pu refuser malgré sa résistance, jura du moins de porter le reste de sa vie pour l’amour de celle qu’il faisait le vœu d’adorer jusqu’au dernier soupir.

Un banquet somptueux, et surtout exquis, rappela de nouveau dans la rotonde les frères et sœurs[1] et occupa jusqu’à deux

    maîtresse deux assistants. Ces quatre dignitaires étaient les seconds personnages de l’ordre et jouissaient de bien des prérogatives dont il n’est plus temps d’entretenir nos lecteurs.

  1. On observera qu’indépendamment des préliminaires voluptueux auxquels les simples déclarations des promus donnaient lieu, il y avait encore à leur sujet, lors de l’entrée en exercice, une assemblée bien autrement solennelle. Elle était fixée au premier vendredi de mai. C’est alors seulement que les dignitaires de l’année courante cessaient leurs fonctions et rentraient dans la foule. Cependant ils conservaient, avec quelques attributions flatteuses, le cygne d’émail, entouré d’une couronne imitant le myrte mêlé de roses, décoration qui se portait avec un ruban vert liséré de ponceau, par les retirés en petit ordre ; par les dignitaires effectifs, au col ; par les seuls grand-maître et grande-maîtresse, en grand cordon. Ces derniers, exclusivement, étaient ornés encore : la grande-maîtresse, du signe de la planète de Vénus, brodé en argent sur un fond de satin ou paillon vert clair ; le grand-maître, du signe de la planète de Mars, brodé sur un fond de satin ou paillon ponceau. Autour de ces deux plaques, d’ailleurs égales, brillait