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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/707

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ON JOUE DE SON RESTE.


simple baiser[1] d’obligation. L’indomptable les eut toutes, à commencer par la brûlante Zaïre, qui, par parenthèse, ne s’en était pas mal donné ce jour-là.

Ribaudin trouva cette jouissance, quoique enfantine, si hors de pair, qu’en lui décochant le jet de son onction si embrasante il la nomma, selon son droit, seconde assistante, ayant déjà disposé de la première place in petto.

De son côté, la grande-maîtresse n’avait pas plus d’envie de faire les choses mesquinement. Elle s’était donc retirée dans un boudoir pour y recevoir l’hommage d’étiquette que lui devaient les nouveaux profès : s’ils tenaient de ne pas se borner à la stricte règle, elle les attendait de pied ferme…

Plantamour, l’admirable Plantamour, qui n’avait jamais eu la félicité de posséder

  1. Il était commun aux deux sexes sur les yeux et la bouche. Ensuite chaque profès baisait les boutons du sein de la grande-maîtresse, et, ployant les genoux, rendait plus bas le même hommage. Ce dernier baiser était dévolu seul au grand-maître qui, pour épargner aux dames l’humilité de la génuflexion, s’élevait volontiers à leur portée. On conçoit qu’en pareil cas la galanterie du particulier peut se piquer d’acquitter par quelque agréable supplément la dette du dignitaire.
14.