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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/704

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LES APHRODITES


puisqu’il avait eu le bonheur de percer chez les Aphrodites. Sa marraine était la délicieuse duchesse de Troumutin, la plus vive, la plus folle, la plus magique étrangère qui se soit jamais francisée parmi nous.

Deux couples encore avaient atteint l’ordinaire recommandation des sept couronnes ; on ne les nomme point, ne devant jamais figurer dans cette expirante histoire. Un arrogant capitaine de dragons, en dépit de son beau nom de Boutdefer, n’avait pu gagner que six couronnes dans les bras de la charmante Pinejoie ; celle-ci, distraite, soucieuse, murmure contre le sort qui l’avait si mal partagée. Quant au quadragénaire baron de Fiersec, portant ses cinq couronnes bien juste, il marchait la tête haute, avec une suffisance dont on eût à peine absous l’héroïque Plantamour. Comme la marraine du baron n’était que madame de Chaudevoie, médiocrement jolie, mais archiluxurieuse, et qui, en considération de ses infatigables travaux, était enfin parvenue à l’honneur d’être reçue professe, le fat de Fiersec semblait rejeter sur elle l’exiguïté de ses preuves et dire aux