Ouvrir le menu principal

Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/698

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
148
LES APHRODITES


dans un mémoire plein de force, les abus de cette vicieuse superfétation de l’ordre. Il démontrait que vingt-huit frères, presque tous démocrates, manquant tous d’amabilité, stériles, ne devaient pas être ménagés, quand un nombre vingt fois plus grand (dont le beau sexe outragé faisait partie) était réellement déshonoré par ces vilains[1]. La lecture de cet excellent mémoire dura douze minutes ; il était fortifié de quatre-vingt-quinze signatures provisoires. Toutes les personnes présentes qui n’avaient pas encore signé crièrent unanimement leur approbation. Il fut arrêté, au bruit des applaudissements les plus vifs : 1° Que les vingt-huit excréments de l’ordre seraient remboursés et biffés des registres ; 2° que le local particulièrement affecté à messieurs les jeudis demeurerait fermé jusqu’à nouvel ordre ; que par conséquent le prétendu service fixé par les statuts au jour du grand Jupiter serait suspendu et n’aurait lieu désormais qu’autant que les femmes daigneraient y concourir ; 3° Culigny

  1. Au manuscrit il y avait : Villettes : on a cru devoir rectifier cette erreur. (Le Correcteur d’épreuves)