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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/696

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LES APHRODITES


garou, Paillardin, Conami et quelques autres, que, malgré leurs talents et le zèle avec lequel l’ordre ne disconvenait pas d’avoir été servi de leur part, on les remboursait[1], et les priait de s’exclure, le parti sans-culotte, qu’ils avaient embrassé dans les troubles, ne permettant pas qu’ils fussent désormais regardés comme frères parmi de vrais Français qui se piquaient du plus pur royalisme. L’orateur fit à ce sujet un court et délicat éloge de dom Ribaudin, cet officier national déjà cité, ce surprenant tapeur qui, sous une forme détestée, déguisait les plus nobles sentiments : “ Ce nouveau frère Jean des Entommeures, ce nouveau père Jean du Compère Mathieu, disait l’orateur, est du petit nombre de ces hommes périlleusement courageux qui se sont mêlés aux ennemis de la cause royale

  1. Chaque membre, lors de sa réception, faisait à l’ordre un don selon sa fortune. Il déposait en outre dix mille livres pour lui-même, et cinq mille pour la dame, car les dames ne payaient rien. L’ordre tenait compte de l’intérêt de ces fonds sur le pied de cinq pour cent. Ce revenu demeurait à la caisse, au compte de la dépense de chacun. L’ordre héritait de ces capitaux, à moins qu’il n’eût rejeté quelqu’un de ces espèces d’actionnaires, que pour lors il remboursait exactement de dix mille livres. Le contingent féminin n’était jamais rendu.