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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/684

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LES APHRODITES

Le Commandeur. — Je l’avoue. Absent de Paris depuis un siècle, je ne suis pas au courant, et vais y avoir tout à fait l’air d’un débarqué du coche.

Zaïre. — Si cela se pouvait, tu serais à la mode. Les gens de l’autre monde tiennent le haut bout à présent. D’ailleurs, moins on a de manières et moins on a de dangers à courir. Ta seule coiffure donnerait peut-être de l’humeur à quelques sans-culottes. Il serait possible que, pour ce crime de lèse-nation, on te coupe le cou fort proprement. Mais est-il vrai, mon cœur, que par là-bas il règne un désordre épouvantable ? Ici, on crie terriblement au scandale contre vous.

Le Commandeur. — Les scandaleux vous le rendent bien ; partant, quittes. Cependant la sphère où je me suis fixé n’est point celle contre laquelle on murmure à juste titre. Attaché, dans les premiers instants de la Révolution, à ceux des Bourbons qui sont les protecteurs héréditaires de ma province, je les suivis des premiers à Worms, et n’ai plus quitté cette respectable famille, premier fanal autour duquel commença de se former un rassemblement d’abord composé