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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/682

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LES APHRODITES


forte somme au Rolandin pour fuir, après une victoire dont le fanfaron ne paraissait pas douter…

Le Commandeur. — Le bon petit cœur de femme.

Zaïre. — J’ai su tout cela, moi, car on ne se gênait pas devant une morveuse de dix à onze ans que j’avais alors. Mais je dois ajouter, pour l’honneur de ma tante, que bientôt, détestant le crime de sa passion, et maudissant le vil escroc qui l’avait si violemment aigrie contre toi, elle ne cessa de gémir, de te regretter…

Le Commandeur. — Parce qu’elle n’avait plus personne…

Zaïre. — Tu te trompes : elle avait ses laquais. Surtout elle se creusait la tête pour deviner où tu pouvais t’être retiré après ton victorieux combat.

Le Commandeur. — Voulait-elle m’adresser quelque nouveau Sacrogorgon ? J’étais tout uniment à Malte. Depuis bien longtemps j’ai reparu dans Paris. Je voulus d’abord y épouser la veuve de mon très-cher oncle, ta bonne amie, madame de Mélembert, riche de mes dépouilles, car