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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/680

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LES APHRODITES


neur de m’apercevoir. Sur ce pied, je suis parfaitement heureuse. Ma liste est admirable, tant en hommes qu’en femmes, car j’aime aussi ces dernières avec fureur…

Le Commandeur (se récriant). — Tudieu ! quelle luronne ! Mais comment enfin as-tu percé jusque dans notre sanctuaire ?

Zaïre. — Sans l’ombre d’une difficulté. J’ai pour ma meilleure amie la marquise de Mélembert[1], ta Lolotte, fripon. Elle jouit dans l’ordre de la plus haute considération. Comme on s’y est un peu relâché maintenant sur la rigueur des anciens statuts, elle a obtenu, tout d’une voix, des dispenses que sollicitait d’ailleurs l’aperçu de l’extrême utilité dont je pouvais devenir parmi vous. Depuis un mois, je suis affiliée. Mes amis me flattent qu’on me nommera membre, et peut-être dignitaire, à la pre-

    familiarité de l’entretien. D’ailleurs, on assure que Mademoiselle Zaïre est de la meilleure compagnie.

  1. On suppose que nos lecteurs ont lu ou lisent les Joies de Lolotte. On y voit que madame de Mélembert, épouse d’un robin, n’est point marquise ; mais Mélembert était un marquisat. Elle est veuve et fille d’un marquis. Elle a donc voulu se donner un titre. Était-on, sans cela, quelque chose dans le monde avant la Révolution ?