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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/676

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LES APHRODITES


tout lorsqu’elle est prête à se trousser en faveur de qui peut la servir, elle intrigua puissamment. Bientôt elle obtint une meilleure abbaye. Je l’y suivis. À douze ans, elle cessa de me traiter en morveuse. Je fus son enfant gâtée. Dès qu’elle me jugea propre au doigt de cour, je le faisais : on me le rendait, et de reste ; mais à seize ans, je n’avais pas encore eu la félicité de voir de près un homme. J’avais tout au plus deviné, mais très-confusément, que s’il y avait entre vous et nous quelque différence, ce devait être par cet instrument de supplice duquel tu m’avais fait peur, et qui valait apparemment à votre sexe l’attribut commun d’avoir le droit du plus fort.

Le Commandeur. — Serviteur au calembour.

Zaïre (gaiement). — L’observation n’est pas juste, car il me semble que ce que je tiens est incontestablement le droit de l’homme. (Un baiser.) On pressait pour que je prisse enfin le voile. Cependant, une belle nuit, mon merveilleux frère, en faveur de qui la passion de ma mère était de me déshériter, se fracassa la tête en versant