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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/671

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C’EST DE BONNE HEURE.


ce moment, l’un des plus heureux de ma vie ?

Zaïre (avec un ardent baiser). — Comme il est galant ! L’y voilà pourtant, ce formidable engin à la vue duquel je jetais les hauts cris lorsque tu me le montrais, par l’ordre de ma tante, comme un instrument de supplice, quand on avait à me reprocher quelque petit tort ! Voilà donc l’emploi si doux de cette respectable discipline qu’Eulalie faisait semblant d’endurer par pénitence, lorsqu’elle s’avouait coupable de quelque péché… Vous étiez de grands hypocrites et de francs vauriens !

Le Commandeur. — Que veux-tu ? C’est ainsi, ma petite amie, que l’on élève la jeunesse, au couvent surtout. Cependant ce petit conte et la peur qu’on te faisait n’étaient qu’afin que nous fussions plus à notre aise et pussions nous ébattre, toi présente, presque en t’édifiant. Tu sais maintenant comment passait son temps la brûlante Eulalie, lorsque nous disparaissions derrière le rideau de cette alcôve, et procédions à ce prétendu châtiment qui faisait en effet pousser à ta tante tant d’équivoques

11.