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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/668

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LES APHRODITES


pidement fixés sur les traits charmants de la postiche Zéphirine.

Célestine s’est tue ; sir Henry, qui semble revenir enfin à lui-même après une profonde absorption, soupire et dit avec fermeté : „ Je pars ! „ Une voix faible riposte aussitôt : „ Je t’attends ! „ Alors sir Henry décoiffe courageusement la bouteille et boit à longs traits. Déjà Célestine, qui a feint d’être excessivement épouvantée du prodige, a jeté un cri perçant et s’est enfuie ; son rôle finissait à ce coup de théâtre. La bouteille contenait une raisonnable dose de certain vieux vin de Hongrie, fort agréable à sir Henry ; ce breuvage est mêlé d’un puissant narcotique qui va bientôt plonger le déterminé baronet dans un léthargique sommeil.