Ouvrir le menu principal

Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/663

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
Book important2.svg Les corrections sont expliquées en page de discussion
113
AH ! QU’ON EST FOU !

Sir Henry. — Qu’entends-je ! J’étais donc complétement injuste ?

Célestine. — Et même absurde, comme le sont, sans exception, messieurs les esprits forts, les païens, les soi-disant philosophes, qui ont l’orgueil de vouloir circonscrire ce qu’ils ne peuvent comprendre dans les bornes étroites de leur crédulité.

Le lecteur intelligent ne peut se méprendre au pourquoi de cette scène. Il est évident qu’avant de frapper les grands coups il s’agit de pousser au dernier degré de crédulité l’imagination égarée de cet homme à peu près fou, dont on a résolu de rire au sein de la plus badine société. C’est pour ajouter à l’égarement du baronet que Célestine a joué le rôle d’indiscrète confidente du côté faible de notre magicienne. Pour mettre le comble à l’imagination, Célestine a conduit, comme par hasard, l’Anglais tout près du pavillon où loge la comtesse. Pour lors c’est fort naturellement que, l’appartement étant au rez-de-chaussée, une femme (un être curieux par conséquent) regarde à travers une croisée dont le rideau n’est pas exactement tiré. À peine