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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/662

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LES APHRODITES


qu’elle prétend commune aux animaux quelconques qui ont ici-bas le droit de respirer…

Sir Henry. — Ce système est aussi le mien, et sans doute le seul raisonnable dont on puisse emprunter quelque idée sur la nature de notre être…

Célestine. — Laissons les commentaires. Sur le pied de douze à treize fois par an, notre fée risque de finir. C’est aujourd’hui l’un de ces jours dangereux, c’est pour cela que si matin elle est venue troubler ton sommeil, voulant remplir une dernière formalité, nécessaire au complément de ses incantations, dont la chance sera décidée cette nuit…

Sir Henry. — Quel choix ! Pourquoi mettre de la sorte au hasard d’un événement personnel et qui peut être funeste celui d’où dépend infailliblement ma félicité suprême ou la mort ?

Célestine. — Parce que le moment où elle renaît, toujours probable pour elle dans la proportion d’un sommeil ordinaire avec le réveil, parce que ce moment, dis-je, est celui où elle jouit de toute sa puissance au plus éminent degré…