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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/660

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LES APHRODITES

Sir Henry (vivement). — Belle Célestine, un mot, de grâce !

Célestine. — Que me voulez-vous ? (Elle s’arrête.)

Sir Henry (avec expression). — Je ne sais… J’ai la tête perdue… Si j’avais pu du moins entretenir un moment de ce qui m’arrive… celle…

Célestine (revenant). — Celle que vous n’osez nommer, tant vous avez honte, sans doute, de l’avoir si follement outragée… Eh bien ?…

Sir Henry. — Si par votre entremise il y avait moyen…

Célestine (avec quelque amitié). — Pourquoi n’être qu’un fou, qui ne souffrez pas qu’on vous parle, et qui vous mettez d’avance en travers de tout ce qu’on pourrait essayer pour vous servir dans votre inimaginable position ?

Sir Henry. — Eh bien ! j’ai mille torts ; je les confesse, je m’en repens. Un remède à présent ?

Célestine. — Je vous l’aurais fourni : c’était mon objet quand nous avons commencé cette promenade.