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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/659

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AH ! QU’ON EST FOU !


„ Viens alors confondre avec ce qui reste de mon être l’immatériel résidu du tien. Ose, ou renonce à m’agiter et à me faire éprouver dans le paisible Élysée les seules disgrâces auxquelles mon entéléchie soit demeurée sujette, jusqu’à ce que toi, qui fais partie de moi-même, cesses de respirer. „ Ouf ! la proposition est saugrenue… En tout cas, mon cher Henry, tu vois qu’il n’y a pas de la faute de qui tu sais. J’espère que maintenant tu ne lui refuses plus justice ;… mais fais-moi donc l’honneur de m’écouter… (Elle va le tirailler et veut l’arracher à son arbre).

Sir Henry. — Laissez-moi, mademoiselle… Vous êtes aussi l’une des causes de mon irréparable malheur.

Célestine. — Bien obligée ! Monsieur s’en prend à moi !… Il est joli, celui-là !

Sir Henry. — Pardonnez à ma franchise,… à ma douleur…

Célestine (feignant du courroux). — Tenez donc : reprenez votre beau présent de l’enfer… et gouvernez-vous désormais comme bon vous semblera. Je vous donne le bonsoir… (Elle fait quelques pas.)

10.