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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/656

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LES APHRODITES


elle, comme elle fait depuis ce matin, après être venue troubler sur la fin de la nuit le plus doux sommeil, sous prétexte d’avancer cette burlesque opération à laquelle j’ai eu la sottise de me soumettre pendant neuf jours ?

Célestine. — Tout à l’heure je vous expliquerai cette conduite…

Sir Henry (s’animant davantage). — Et la prestidigitatrice n’aurait-elle de plus loin “ annoncé qu’un nœud qu’elle ne pouvait deviner encore, mais qu’elle se croyait à peu près sûr de trancher dès qu’elle l’aurait découvert, arrêtait court le succès de ses enchantements ? „ Quelle pitoyable défaite ! quelle maladroite justification de sa conduite à mon égard, qui dès lors n’est plus qu’une insultante raillerie !…

Ces derniers mots ont été dits au tournant d’un sentier tortueux du bosquet. En même temps, une lettre qui semble s’élancer d’elle-même hors d’une touffe de feuillage tombe aux pieds de sir Henry. Il ne fait pas encore assez obscur pour que l’Anglais ne puisse la lire. À la vue des caractères de la suscription, il pousse un cri d’étonnement.