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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/653

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AH ! QU’ON EST FOU !


fait pour les morts que pour les vivants) trouvera, je te le jure, à qui parler, lorsque nous jouerons notre pièce. „

Cette maligne conversation se tenait le troisième jour de la neuvaine ridicule où, si l’on s’en souvient[1], la comtesse faisait découler, de chez le baronet, cette essence de vie nécessaire, disait-elle, au plein succès du miraculeux enchantement.

Nous avons dit que la neuvaine allait finir ; que Zéphirine avait été secrètement introduite dans l’hospice, que d’ailleurs il n’y avait plus un moment à perdre, à moins qu’on ne la laissât accoucher,… et cependant, à cette époque, le baronet n’avait encore rien proposé à sa bienfaitrice. Hélas ! le pauvre diable en avait peut-être bien assez, après la contribution quotidienne qu’on exigeait de lui. À la bonne heure ! mais il semblait à la vaine petite comtesse que l’Anglais, s’il était né galant, aurait choisi de fournir cette contribution par un procédé moins étrange, moins factice, plus flatteur pour une femme, et que, sauf à réa-

  1. Voyez page 24 du précédent numéro.