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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/64

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LES APHRODITES


n’a pas trouvé, sans goûter un certain plaisir, la duchesse au désespoir d’avoir reçu, tout à travers les choux, la bordée d’un prétendu roturier. Comme après s’être un moment amusée du malentendu, rien n’était plus facile que d’y mettre fin, voici comme elle s’y prend.

Madame Durut. — Malgré tout le respect que je vous dois, madame la duchesse, vous me permettrez de vous dire que vous êtes terriblement bégueule ! (La duchesse fronce le sourcil.) Eh ! mon Dieu ! vos gros yeux ne me font pas peur ! Eh bien ! quand cet adorable enfant ne serait, par aventure, qu’un petit bourgeois, où serait, s’il vous plaît, le grand malheur ? voyons ! (Déjà la physionomie de la duchesse s’éclaircit. Elle réfléchit un moment.)

La Duchesse. — Expliquez-vous plus clairement, ma chère Durut. Si je ne m’abuse point,… il me semble que vous venez de me donner quelque espoir que peut-être Alfonse… (Elle promène de l’un à l’autre des regards très-attentifs.)

Madame Durut (s’animant). — Eh ! foutre[1] ! vos bêtises me feraient sortir de

  1. Pardon, cher lecteur.