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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/634

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LES APHRODITES


rable, ce funeste polisson dont vous m’avez fait présent pour que la tête me tournât…

La Durut (sèchement). — À votre aise, madame.

Elle rompt le cachet d’un billet et lit. Vandhour parcourt la chambre avec une pétulante inquiétude. Cependant, en passant en revue, avec distraction, quelques cadres égrillards suspendus aux panneaux de la boiserie, il chante une vieille chanson dont le premier vers est :


Oui vous en ferez la folie.


Durut, sa lecture achevée, prend un air recueilli, vient à Vandhour, le saisit d’une main, et l’amène vers son siége. (Ils sont assis.)

Vandhour. — Oh ! oh ! que signifie toute cette préparation ?

La Durut. — Que le sort prend soin de vous et veut vous épargner d’insignes extravagances. Il éclaire vos pas sur le bord d’un précipice où vous alliez vous jeter de gaieté de cœur… Lisons ensemble cette lettre.

Vandhour (ayant jeté les yeux sur la