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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/633

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QUEL JEU DU SORT !


exprès pour désespérer les gens que de pareils avortons se mêlent de foutre,… au lieu de faire des poupées…

Tant de sottise et de ridicule met la bonne Durut hors des gonds ; elle ne peut se retenir de marquer par des gestes presque impolis combien cet entretien l’embarrasse et l’obsède. Heureusement, un billet, venu par le tour dont chaque pièce est pourvue, tombe aux pieds de la surintendante et fait diversion.

La Durut. — Vous permettez bien ?…

Vandhour. — Un mot auparavant. Je suis, par malheur, folle du petit gueux qui m’a trahie, et pour m’assurer à jamais sa possession, dût-il m’en coûter le repos… peut-être, hélas ! toute ma vie, qu’il pourra fort bien assaisonner de malheur,… je suis décidée à l’épouser.

La Durut (croisant les bras). — À l’épouser, monsieur Vandhour ?

Vandhour. — Vandhour ! Vandhour ! Quittez, madame Durut, cette affectation qui commence enfin à m’offenser. Oui, je veux épouser, et, qui plus est, rendre maître de toute ma fortune, qui est très-considé-