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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/628

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LES APHRODITES

Limefort (interrompant). — Ah ! que la foudre m’écrase si…

La Durut (le faisant taire). — Chut ! ingrat, tu allais outrager le plaisir. Apprenez, s’il vous plaît, monsieur le marquis (qui n’êtes pas un bougre), qu’en fait d’extravagance il ne faut jurer de rien, et qu’il n’y a que les sots qui rompent de gaieté de cœur la moindre corde de leur arc. Çà ! de la bonne foi maintenant : comment t’es-tu trouvé de ce caprice ?

Limefort. — Tu me railles : n’importe ! J’avoue de ne pas m’en repentir, et de le compter au nombre de mes plus piquantes fredaines.

La Durut. — Et voilà que je reconnais l’homme de bon sens, l’Aphrodite, en un mot ! (On siffle.) Quelqu’un survient. (Elle ouvre le cabinet où se réfugièrent un jour Loulou et Zoé.) Passe là dedans pour attendre, ou t’en aller si le temps vient à te durer.

Limefort. — Je t’attendrai, ne t’ayant pas dit à moitié ce qui faisait l’objet de ma visite.

La Durut (l’enfermant). — Eh bien, patience !