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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/626

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LES APHRODITES


laquelle elle attacherait plus de honte ? Elle est mieux ; je la renferme et cours au même instant chez Vandhour. De fortune, il était sorti. Je demande mademoiselle Béatrix, sous prétexte que je dois faire savoir à son ami quelque chose d’important et que je ne pourrais d’ailleurs repasser de toute la soirée. Je monte, je suis reçu. Galant un moment, bientôt je suis téméraire. On veut faire des façons ; je lève alors le masque. ” Pas tant de résistance, mon petit ami, dis-je d’un ton fort sec… Il s’agit d’éclaircir… „ Hélas ! en même temps je sens tout !… La postiche Béatrix perd la tramontane et se croit à sa dernière heure…

La Durut. — Pauvre petit !

Limefort. — Mais admire, Durut, le charme du costume, ou plutôt l’aimant de cet âge équivoque qui sépare notre enfance de l’âge de la puberté. La cuisse du petit drôle est si douce…

La Durut. — Si douce ?…

Limefort. — Sa mine est si piquante, je crois même lui voir si bien un faux air de cette Violette que tout de bon j’aime encore comme un fou, quoiqu’elle m’ait attrapé…