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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/620

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LES APHRODITES


éternel rabâchage au sujet de mademoiselle Fleur, jadis peintresse, depuis religieuse, ensuite errante, et enfin établie à deux mille lieues d’ici ? Elle y a fait fortune, dit-on. Grand bien lui fasse ! Je lui ai fait à différentes époques deux enfants ? À la bonne heure ! je ne disconviens pas d’avoir fait ce qu’il faut pour cela, mais sait-on jamais au juste ?

La Durut. — Oui, certes, qu’on est l’en… en… fant de quelqu’un. (Elle a contrefait Brid’oison, dans la Folle journée.)

Limefort. — Quelle bizarrerie de prétendre que je dois m’évertuer à chercher cette marmaille ! Qui sur la terre pourrait me donner le moindre indice ? D’abord, au sujet du premier enfant, né pendant que j’étais en prison à Saint-Lazare, pour me récompenser de l’avoir fait…

La Durut. — Mais parle donc sans t’essouffler mal à propos.

Limefort. — Tu en juges bien à ton aise, mais quand tu sauras tout… Non, c’est pour mon tourment que l’enfer jeta un beau jour sur la terre un être qui devait influer en malheur sur tout le temps de ma vie !