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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/610

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LES APHRODITES


plus mauvaises de Paris, ne faisant respectivement rien de ce qui pourrait civiliser la ridicule aventure, elle a bientôt dans le quartier tout l’éclat possible. Pour surcroît, l’état de la coupable Fleur vient enfin à être découvert, et monsieur Hanneton fait la sottise d’intenter un procès, afin que Limefort lave son injure en épousant.

Il arrive de là, d’abord que le pauvre Adonis est mis provisoirement à Saint-Lazare, de la part de monsieur son père, en hâte, le mariage n’étant nullement sortable. L’obstiné botaniste refusant, comme un sot, de raisonnables dédommagements, l’engeance chicanière, pour qu’on soit délivré de lui, s’avise d’une diversion. Il a déjà mis avec esclandre sa femme au couvent : elle s’est pourvue en séparation, pour cause de violence. On la soutiendra. De plus, comme il ne mit de sa vie de l’ordre à rien ; comme, pour courir les champs, il a laissé ses affaires très-embrouillées ; comme madame Hanneton les a depuis empirées de son mieux, on éveille les créanciers. Ils se liguent, l’attaquent, mettent le feu aux quatre coins de sa mince fortune, lui ser-