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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/602

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LES APHRODITES


si digne d’éloge, nous qui rions sottement et de tout, nous allons nous borner modestement à rapporter, au sujet de l’étrangère, ce qu’il est indispensable de savoir afin de comprendre quelque chose à ce qu’on verra bientôt se passer entre elle, Limefort et les accessoires de leur imbroglio principal.


Un adolescent, joli comme l’Amour, fait comme Antinoüs, ardent pour les femmes et soutenant cette passion des plus recommandables moyens de les servir, Limefort, en un mot (d’ailleurs peu riche au temps dont on parle à présent, car il dépendait alors d’un père avare, sans entrailles[1], qui ne lui donnait bien juste que de quoi se soutenir dans les mousquetaires), Limefort, dans cette étroite position, se consolait au moyen du travail, lisant, écrivant et culti-

  1. C’est bien ainsi que sont en droit de définir leurs maussades pères ces aimables qui ne peuvent obtenir, à compte du bien qu’ils savent d’avance être le leur, de quoi jouer un jeu d’enfer, entretenir des filles, parier aux courses de chevaux, etc., toutes choses si nécessaires, afin que la jeunesse du temps qui court existe un peu décemment. (Note de l’Éditeur).