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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/597

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QU’ON ME CHANGE CES TÊTES !

L’Étranger (prend alors une main de la bonne Durut, et, l’apportant sur sa poitrine,… cette main y touche une paire de tétons assez agréables). — Je suis femme…

La Durut (surprise). — Je m’en aperçois.

L’Étrangère (rassise). — Et j’aime le plaisir à la fureur.

La Durut. — C’est pour cela…

L’Étrangère. — Comme on le doit à quelqu’un dont on a la meilleure opinion. Or, ne voulant pas me répandre ici beaucoup avant d’avoir mis en règle quelques objets de fortune et d’autres intérêts ; bien avertie d’ailleurs que l’excellente Agathe est une femme de ressource, discrète, infiniment adroite à servir ses amis, moi, qui veux absolument en être,… (Elle met en même temps une bourse assez lourde dans la main qu’elle vient de prendre à madame Durut)… je la prie, sans rougir et sans crainte de l’offenser, de me procurer un joli homme…

La Durut (souriant). — Cela se peut.

L’Étrangère (avec émotion). — Vous êtes une bonne amie, mais choisissez-le si jeune et si joli que je puisse l’avoir près de