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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/594

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LES APHRODITES

L’Étranger. — Eh bien ?

La Durut. — Eh bien ! monsieur hérite de tout. (Madame Durut remarque que l’étranger apprend cette nouvelle d’un air bien indifférent)

L’Étranger. — Comment existe-t-il, ce marquis ?

La Durut. — Lui ! C’est un bon vivant, plein d’honneur, fou de plaisir,… aimant les femmes et fait pour elles. Ah ! dame ! c’est sur l’article un démon. Buvant sec, toujours le petit mot pour rire, caustique en diable avec les gens qui ne lui plaisent point, généreux comme un roi, depuis qu’il est devenu riche.

L’Étranger. — Riche ! je suis fâché qu’il le soit.

La Durut. — Comment, monsieur, vous voudriez donc du mal à un homme que je viens de vous donner pour le meilleur de mes amis ?

L’Étranger (souriant). — Moi ! lui vouloir du mal ! non pas, madame…

La Durut. — Et cependant son opulence ne vous réjouit pas.

L’Étranger. — C’est mon secret. À bon