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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/59

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À BON CHAT BON RAT.

Le Comte (avec transport). — L’adorable créature !

Pour jouir plus voluptueusement de cette plénitude de possession, il demeure inactif, et, s’amusant de la plus belle mappemonde imaginable, il attend, la fin de l’anéantissement de Célestine… Elle respire enfin ; alors il la soulève et la laisse retomber périodiquement, donnant ainsi l’impulsion de cette manœuvre électrique qu’exige le mécanisme de la jouissance. Presque aussitôt la lubrique Célestine est de moitié dans ce voluptueux travail. Plus elle le presse, plus le comte le ralentit, voulant se filer un moment de superlatives délices. Célestine, sentant approcher les vives annonces de la consommation, ne fait plus que s’agiter circulairement sur le comte avec l’air de le mordre. Ils atteignent ainsi le faîte du bonheur. Leurs âmes, confondues dans les postes inférieurs, se retrouvent encore en se mêlant dans les plus ravissants baisers.

Célestine (après un long silence). — Ah ! mon cœur ! quelle aubaine ! Si ta fière duchesse savait cela !… (Elle se dégage.)

Le Comte (debout). — Elle n’aurait pas