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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/587

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IL Y A DES REVENANTS.

Cependant Zéphirine (aussi nue qu’on peut l’être avec des habits, et ayant encore des sentinelles partout) est un peu confuse, aussi bien d’avoir un témoin que d’en servir. Au reste, le premier pas est fait. Sa position lui impose tant d’égards envers la petite fée ! il en coûte si peu de s’accoutumer à des scènes dont la contemplation vaut quelquefois la moitié de la réalité !… Peu bégueule (quoique loin de l’impudence de nos Aphrodites), Zéphirine prend la chose en bonne part, recule assez vers le le fond de l’alcôve pour faire beaucoup d’espace, ce qui détermine aussitôt l’intrépide comtesse à faire face, au lieu de continuer en levrette comme on a débuté.

Pour lors commence entre l’envoyé de madame Durut et la brûlante comtesse l’un des plus vifs assauts qu’ait jamais soutenus cette couche, même après avoir supporté, comme on sait, madame Durut sous le terrible Trottignac. Le fameux déjeuner du bijou d’or s’est déjà répété, coup sur coup, quatre fois, avant qu’il y ait eu un moment où l’on ait pu demander au prodigue pourvoyeur comment il se nomme. Au nom de

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