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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/585

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IL Y A DES REVENANTS.


Plus loin c’est pis encore, car déjà ces amantes de nouvelle date ont quitté l’entour de la table du déjeuner ; machinalement on a gagné le lit ; Zéphirine, jalouse de complaire en tout à sa voluptueuse bienfaitrice, a compris qu’on la souhaitait sur cet autel de la folie ; elle a bien voulu s’y coucher. Pour lors une main qui n’avait pas encore d’occupation se donne à son tour une bien plus incendiaire besogne. La comtesse croit s’apercevoir que le trop grand jour fatigue l’œil clignotant de son divin caprice. Elle rabat donc sur leur groupe un rideau qui pare aussitôt à la fortuite incommodité. Zéphirine en devient plus hardie. Le triple badinage est plus paisiblement souffert, plus délicieusement savouré, mieux secondé enfin. La tête de la patiente est partie tout à fait ; elle n’est plus ; cet effet seul va peut-être suffire à jeter l’agente dans le même délire du plaisir.

Mais au même instant entre, sur la pointe du pied, quelqu’un orienté par deux jolis petons aperçus au bas du rideau. Cet homme, qui n’a fait aucun bruit, est soudain en pleine impertinence avec la com-