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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/578

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LES APHRODITES


Harisson, madame : un mot qu’il a dit vaut un contrat. S’il l’avait oublié, le lui rappeler simplement, c’en serait assez pour qu’il s’engageât sur nouveaux frais et fît encore plus qu’il n’avait promis.

La Comtesse. — Je crois que Zéphirine a raison ; les Anglais sont assez dans ce genre.

La Durut. — À la bonne heure ; au surplus, ce n’est pas par ces beaux côtés que nos fieffés penseurs les imitent. (À Zéphirine.) C’est à vous, la belle enfant, à vous conduire si bien, après tout ceci, qu’il ne démente jamais un langage qui vous fait tant d’honneur.

Zéphirine. — Ah ! je réponds bien de ne plus perdre par ma faute un cœur… dont j’avoue que je me rendis trop peu digne. Cependant sans l’affreuse rouerie d’un perfide, d’un ingrat…

La Durut. — J’entends. Or, ce maudit cousin, ce funeste objet de votre ruineuse escapade,… c’est lui probablement qui… (Elle jette un regard expressif sur l’exhaussement du ventre de Zéphirine.)

Zéphirine (avec douleur). — Hélas, oui !