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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/576

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LES APHRODITES

La Durut (interrompant). — Bien cela ; j’aime ce sentiment… (Elle tend amicalement la main à Zéphirine.) Mais ne craignez rien, notre amie, le bonheur ne tue jamais… et le cours fatal de l’existence journalière n’apporte que trop de remèdes à la précieuse folie d’un mortel insoutenablement heureux. Sans scrupule laissez-nous faire, et ne songez qu’à jouir de nos succès.

La Comtesse (à Durut). — Du moins il paraît que nous ne servons pas une vile créature et que nous n’aurons pas fait au baronet un funeste présent.

La Durut. — J’allais le dire mot à mot. Ainsi voilà nos consciences fort à l’aise, Dieu soit loué !

La Comtesse. — À propos de conscience, tu me fais penser à te dire quels arrangements vient tout à l’heure de prendre de lui-même, avec moi, ce reconnaissant Harisson[1]. “ S’il est vrai, déesse, a-t-il dit en me baisant les pieds malgré moi, s’il est vrai que les esprits et les éléments vous soient soumis, comme je commence à le croire ; s’il est vrai que vous puissiez rendre

  1. C’est le nom du baronet.