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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/57

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À BON CHAT BON RAT.

Le Comte (en admiration). — Quelle blancheur ! quelle finesse de peau !… Tu permets bien aussi que je baise ?…

Célestine (le laissant faire). — Voilà comme sont tous ces hommes ! Ils demandent moins que rien ; on leur accorde quelque chose : tout de suite ils veulent davantage ! (En effet, tout en baisant les fraises du sein de Célestine, le comte a glissé sa main le long de deux cuisses d’albâtre.) Ne le disais-je pas ? — Finissez, pour le coup !… Votre duchesse… ma sœur… et tout est ouvert !

Le Comte. — Tu as raison. (Il va promptement fermer la porte.)

Célestine (feignant de s’y opposer). — Non, non ! Ce n’est pas pour ce que vous pensez au moins !… (Le comte vient se rasseoir, entraîne Célestine et la tient, jambe de ça, jambe de là, en face de lui.) Quelle folie ! on m’attend… chut ! (Pendant la pause qu’exige cette situation, le comte s’est rendu maître du plus délicieux bijou. Célestine feint d’avoir l’oreille au guet et de ne pas consentir tout à fait au larcin de l’agresseur. Celui-ci agace un petit point très-sen-