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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/566

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LES APHRODITES


Tout cela se passe sans que le baronet paraisse s’en apercevoir. Son regard stupide dévore à travers le cristal l’ouvrage de Curtius.

Célestine. — Voilà donc… tout ce dont il tournait pour la belle !… (Avec un léger dédain.) Hum ! ce n’aura pas été de regret pour si peu de chose qu’elle se sera laissée mourir…

Sir Henry (soupirant). — Ah ! Zéphirine !

Célestine (vivement). — Eh ! foutre ! faites-lui donc du moins l’honneur de bander ! (Un moment de silence.) Passe encore… Au bout du compte, ce n’est pas du bran… (Elle va toujours son train.) Cela entrerait tout de go dans la plus sevrée de nos morveuses… (Elle manipule, et par degrés obtient quelque chose de plus avantageux.)

Sir Henry (éprouvant un commencement d’émotion). — Ah ! ah ! Zéphirine ! (Il ajoute en anglais des bouts de phrases que Célestine n’entend point ; elle n’est flattée ni de ce baragouin, ni d’être comptée absolument pour rien.)

Célestine (impatientée). — C’est un peu fort.