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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/561

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CROYEZ-VOUS À LA MAGIE ?


bien. (À portée de son logement, elle y rentre, en jetant un regard terrible sur le baronet).


SIR HENRY, CÉLESTINE.

Célestine. — Vous voilà mal ensemble, et j’en suis désespérée, car je comptais infiniment pour vous sur cette femme-là.

Sir Henry. — C’est une archi-folle.

Célestine (avec mystère). — Chut !… si elle vous entendait, vous seriez un homme perdu. (Bien bas.) C’est une magicienne… et peut-être le diable en personne.

Sir Henry. — Et vous aussi, mademoiselle Célestine, vous voudriez me berner ?

Célestine (le tirant à part). — Éloignons-nous. Sachez, mon cher, qu’hier elle veillait chez ma sœur… Nous vînmes à parler des horreurs qui se sont passées dans les colonies. Durut dit en l’air : “ Je voudrais bien savoir si notre pauvre cousin de Languillière n’a pas péri dans cette bagarre. — Cela vous tient-il fort au cœur ? a reparti la comtesse ; écrivez deux mots à ce parent, je me charge du reste… Écrivez donc ! „ Nous