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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/559

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CROYEZ-VOUS À LA MAGIE ?


sant digne d’être instruit de choses… qu’on ne confie pas ordinairement à de profanes mortels…

Sir Henry. — Mais cet âge incroyable que vous vous donnez…

La Comtesse (avec pitié). — Incroyable ! Parce que, grâce à… ce que je sais, j’ai vécu quelques instants de plus qu’un autre.

Sir Henry (se récriant). — Quelques instants, madame ! vous aviez fait vingt-huit et je ne sais combien d’enfants plus de cent ans avant la naissance de Jésus-Christ !

La Comtesse. — Assurément. Et qui vous dit encore que ç’ait été le premier siècle de ma vie ?

Sir Henry. — À votre aise, madame ; soyez, si vous voulez, du temps du déluge !

La Comtesse (avec feu). — Eh ! monsieur, votre déluge n’est que d’hier !

Sir Henry ne sait alors s’il doit demeurer ou s’en aller. Mais il reste, voyant à dix pas Célestine qui survient.


LA COMTESSE, SIR HENRY, CÉLESTINE.

Célestine (qui a entendu le dernier mot

  IV.
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