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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/558

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LES APHRODITES


qu’avait mis au monde, à l’âge de cent dix-neuf ans, la cadette de vingt-huit enfants de mon sexe, sans compter les mâles, dont je suis accouchée en Palestine, pendant le siècle qui a précédé celui de la naissance de Jésus-Christ.

Sir Henry (l’arrêtant). — Madame, j’ai l’honneur de vous faire ma révérence ; je me rappelle dans ce moment que j’ai oublié de faire une réponse très-pressée qui pourrait encore partir par le courrier d’aujourd’hui.

La Comtesse (froidement). — Eh bien ! allez, monsieur… (Le baronet a fait quelques pas pour s’éloigner.) Songez bien à ce que vous faites : vous pourriez vous en repentir un jour.

Sir Henry (revenant). — Çà ! madame la comtesse, je pourrais très-bien rester, et je n’ai rien d’aussi pressé que de continuer de vous faire ici ma cour ; mais pourquoi vous moquez-vous si grossièrement de moi ?

La Comtesse. — Me moquer, monsieur !

Sir Henry. — Sans doute.

La Comtesse. — Je vous faisais, au contraire, infiniment d’honneur en vous suppo-