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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/555

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CROYEZ-VOUS À LA MAGIE ?


cesserai de vous le répéter, madame la comtesse, votre voisinage, l’honneur d’avoir fait connaissance avec vous, étaient, dans ma position désespérée, tout ce qui pouvait m’arriver de plus heureux.

La Comtesse. — Que voulez-vous dire avec votre position désespérée ? Vous êtes encore jeune, passablement tourné, assez aimable, et vous vous croyez au désespoir ?

Sir Henry (soupirant). — Ah ! ma chère voisine ! quand on a perdu…

La Comtesse (interrompant). — Eh bien ! on retrouvera ce qu’on a perdu, ou bien l’on prend quelque chose ailleurs.

Sir Henry (avec douleur). — Retrouver ! (Il soupire.) Quand la mort…

La Comtesse (d’un ton imposant). — Paix ! Je sais toute votre aventure, j’ai consulté mes livres…

Sir Henry. — Que voulez-vous dire ?

La Comtesse (avec gravité, en l’observant). — Êtes-vous homme à garder un important secret ?

Sir Henry. — En douter, ce serait me faire injure.

La Comtesse (enchérissant encore). —