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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/543

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QUEL POT-POURRI !


prélat un effet dont il se désole de n’oser profiter, de peur d’une indigestion. Ailleurs, la comtesse, avec moins d’égards pour son estomac, chambre le joli Fessange, qui vient de lui donner un caprice. Elle lui fait agréer dix louis. Cependant, comme il les gagne assez mal, elle exige qu’il se laisse postillonner de la grande manière par un vigoureux chasseur, expédient qu’on sait capable d’ajouter beaucoup à des moyens équivoques. Mademoiselle Serrepine, qui déteste le scandale, s’est réfugiée dans la cabane du sieur Servais, chez qui elle a fait, dès les premiers jours, l’heureuse découverte d’un engin de onze pouces et demi. Ce fut la première recommandation du malotru pour être admis à l’hospice. Il eut même l’honneur d’y faire, pendant quelques jours, la partie de madame Durut ; mais celle-ci n’ayant pu obtenir du Provençal qu’il renonçât à l’ail, elle l’a, dès longtemps, réformé de la liste de ses menus. Mademoiselle Serrepine, moins délicate, s’accommode fort bien de ce rebut, en cachette des deux valets de la comtesse, avec lesquels elle convint, le plus adroitement possible,

  III.
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