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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/540

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LES APHRODITES


poir offrait à sa momie, j’ai entrepris de modifier sa douleur. Déjà c’est l’une ou l’autre de mes petites qui, par un badinage adroit, tandis qu’il exalte son âme, lui épargne le matériel procédé du sacrifice ; je compte bien lui faire agréer incessamment un régime encore meilleur… et finalement, si certain coup que je médite réussit…

Le Prélat. — Acève donc, ma cère Durut, peux-tu comme ça nous laisser l’eau à la bouce ! (Il boit aussitôt un grand verre de vin.)

La Durut. — J’ai quelque idée que sa Zéphirine si regrettée est la même que certaine Longpré mal en point, et qu’on me dit être furieuse contre un inconstant qui l’a volée après lui avoir fait perdre les bontés d’un Anglais prodigue. On espère vérifier mes soupçons. Si par bonheur ils sont fondés, je ne manquerai pas de ressusciter Zéphirine. Il n’y a que le diable qui pût lui dire où vit maintenant un homme qu’elle mène. Je suis donc nécessaire. Si je les réunis, il faudra qu’il en coûte cher à l’Orphée, plus heureux que celui de la Fable. Je fais la fortune à madame