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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/539

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QUEL POT-POURRI !


zarre, l’objet de son inextinguible ardeur. Enfin, il a pris fantaisie à cet homme de passer quelque temps à Paris, mais sans rien changer à son ancien genre de vie. Mes mouches l’ont adroitement avisé de ma solitude[1] : il s’y est fait conduire ; il en a été enchanté. Depuis quinze jours à peu près, il y vit dans les délices d’un séjour mortellement beau par la tristesse qu’il est fait pour inspirer ; faisant d’ailleurs la chère française la plus délicate, se grisant volontiers à toster aux belles formes de la prétendue défunte, qui est toujours là, debout, en face de la table, et pour laquelle il s’attendrit au son des plus funèbres morceaux de musique.

La Comtesse. — Il ne faut pas disputer des goûts.

Le Marquis. — On aurait beau dire, ce fou-là finit par être heureux.

La Durut. — Attendez donc ! Moi, qui connais un peu les humains, et qui me suis d’abord aperçue (car je vois tout) de certain holocauste d’écolier que l’homme au déses-

  1. Un autre endroit encore que l’Ermitage, et qui en fait partie, mais très-séparé du district des pensionnaires.