Ouvrir le menu principal

Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/538

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
164
LES APHRODITES


la maintenir inaccessible aux moindres atteintes de l’air. Les choses en étant là, nos mystificateurs attendirent patiemment des nouvelles du voyageur. Comme rien ne pressait plus celui-ci d’accourir, il donna tout le soin nécessaire aux premiers objets de sa tournée, ainsi qu’à sa profonde douleur, espèce de jouissance pour les Young. Mais à travers ses superlatives élégies, celui-ci ne manqua pas de remercier passionnément son essentiel ami d’un soin sentimental qui seul pourrait rendre l’avenir supportable au malheureux individu dont la plus chère moitié de lui-même venait de s’éteindre. (Madame Durut boit.)

Le Marquis. — Voilà bien l’une des plus ridicules folies dont ce siècle de sottises puisse bigarrer ses fastes.

La Durut. — Le désolé baronet revint. Bientôt après, l’essentiel ami, sous prétexte d’un héritage à recueillir, le laissa tête à tête avec l’effigie, s’en allant, lui, vivre gaiement avec l’enchanteur original et jouir ainsi d’une double succession. Depuis lors le fou, plus fou qu’auparavant, a couru le monde charriant partout, dans une voiture bi-