Ouvrir le menu principal

Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/533

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
159
QUEL POT-POURRI !

Le Marquis. — Pour vous, mon beau monsieur, j’y consens, je n’ai pas le bonheur de vous imiter en tout, car de votre naturel vous êtes fort découvert, et n’avez, dit-on, rien de caché pour vos amis…

La Durut. — Laissons Coblentz, mon cher Limefort, et dis-moi ton sentiment de ce vin de Bourgogne. C’est de la triste dépouille de ce coq-en-pâte d’abbé de Cîteaux… (Elle lui envoie un verre, et on en porte de même à la ronde.)

Le Marquis (gaiement). — Délicieux, en vérité.

La Comtesse. — Mais la mode en est passée, j’aime bien mieux le vieux bordeaux.

Le Marquis. — Anglaise que vous êtes !

Fessange. — Je suis fou, moi, des vins d’Italie.

Le Marquis. — On y perce les futailles un peu du bas.

Serrepine. — Tous les vins étrangers du monde ne valent pas, à mon avis, notre vin de la Côte, quand il est d’une bonne année et qu’il a vieilli dans de bonnes caves…