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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/528

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LES APHRODITES

Durut s’étant abouchée partout, il est entendu qu’on dînera chez la petite comtesse de Mottenfeu, au pavillon des pensionnaires. Les convives féminins seront : la comtesse architricline, mademoiselle Serrepine, qui lui fait société, Durut et Célestine. Fringante est obligée de demeurer au courant, tous les chefs ne pouvant s’absenter à la fois. Les dîneurs masculins sont : le marquis de Limefort, le prélat, Dardamour et Fessange.

Après les compliments d’usage entre gens qui se sont vus dans le monde et aux assemblées de l’ordre, à trois heures on se met à table. Une fois pour toutes, grande et fine chère. Chacun ayant ses raisons pour ne pas manquer d’appétit, on mange fort, on boit à l’avenant : ce n’est guère qu’à l’extrémité qu’on peut suivre une conversation. Voici quelques lambeaux de celle de cette société.

Le Prélat. — Ze croyais, moi, que tout était prêt, que nos cevaliers français allaient arriver ventre à terre, le sabre à la main, au premier zour, et qu’il n’y avait plus pour nous autres qu’à rentrer glorieusement dans