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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/525

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IL N’Y A PLUS D’ENFANTS.

Violette. — Oh ! c’était de dépit d’être comme ça barricadée ! et puis on a tant d’envie de faire ce qui n’est pas permis ! Voyons, voyons encore. (Elle cherche le boute-joie du marquis.) Le voilà qui dort… Dors, mon mignon… (Le boute-joie bat à la main.)

Le Marquis. — Tu vois qu’il n’a pas le sommeil dur.

Violette. — Comme il est drôle ! (Elle se jette dessus, le reçoit dans sa bouche, le glottine à merveille, et lui rend ainsi toute sa première vigueur.)

Le Marquis (s’écriant). — C’est une houri ! Cette enfant fera le bonheur de ma vie ! (Il n’y tient plus, il la fait relever, l’attire sur lui, jambe de çà, jambe de là, et le plante avec ménagement, attitude si charmante quand on veut filer le plaisir.)

Violette (avec sentiment). — Ô bon ami !

Cette séance est longue. Tour à tour Violette folichonne et s’affecte. Elle a pour le coup du plaisir sans douleur. À mesure que l’opération s’avance, il lui échappe plus rarement de ces riens éloquents que nous n’osons jamais estropier dans le moule du